Grattée
Le grain le plus courant : ouvert, régulier, il sèche vite après une averse. C'est la finition la plus sûre sur une façade exposée.
Votre façade crépie à Steenkerque, grain choisi selon l'exposition.
Chaque face regardée séparément, ancien crépi frappé au marteau, humidité et salpêtre repérés, orientation notée.
Piquage des zones creuses, lavage, traitement des mousses, profilés d'angle et gouttes d'eau posés avant toute projection.
Couche de base dressée à la règle, armée d'un treillis aux angles de baies, laissée durcir le temps qu'il faut.
Projetée puis travaillée au grain voulu, d'un seul tenant par pan, pour qu'aucune reprise ne se voie en lumière rasante.
Oui s'il est solide et adhérent. Il se frappe au marteau sur toute la surface : ce qui sonne creux est piqué, le reste reçoit un primaire d'accrochage.
Les teintes claires et moyennes. Un ton très foncé chauffe fortement au soleil, se dilate davantage et marque plus vite les micro-fissures.
Toujours, et pas seulement les laver. Un traitement fongicide laissé agir empêche la reprise ; un simple nettoyage haute pression les fait revenir en deux saisons.
Non, et c'est l'erreur la plus fréquente. Une remontée capillaire se traite à sa source ; recouverte d'un crépi fermé, elle ressort plus haut et fait éclater la finition.
Une à trois semaines pour une maison courante, échafaudage compris, avec les temps de durcissement entre le sous-enduit et la finition.
Elles se posent avec le même matériau et coûtent presque le même prix. Ce qui les sépare, c'est la quantité d'eau et de poussière que leur relief retient.
Le grain le plus courant : ouvert, régulier, il sèche vite après une averse. C'est la finition la plus sûre sur une façade exposée.
La plus fermée et la plus lisse. Elle se salit le moins, mais elle ne pardonne aucun défaut de planéité du support.
Projetée puis aplatie à la truelle : un relief irrégulier, vivant, qui masque bien les reprises de maçonnerie.
Le relief le plus marqué, et le plus salissant au nord. Elle est déconseillée sur les faces qui ne voient jamais le soleil.
Les localités voisines de Steenkerque sont couvertes elles aussi : un façadier proche limite les frais de déplacement.
Deux façades crépies le même jour, avec le même produit et la même teinte, peuvent avoir dix ans d'écart d'aspect au bout de cinq ans. La différence ne vient ni du produit ni de la teinte : elle vient du relief de la finition et de l'orientation du mur.
Un crépi rustique a des creux profonds. Ces creux retiennent l'eau de pluie, la poussière et les spores. Sur une face sud, le soleil sèche tout en une heure et rien ne s'installe. Sur une face nord, à l'ombre d'une haie, la même surface reste humide plusieurs jours et les algues s'y fixent en deux hivers.
Le grain se choisit donc face par face. Une grattée fine ou une talochée sur les orientations nord et nord-ouest, où le vent de pluie frappe et où le soleil ne vient pas. Un relief plus marqué là où il sèche vite. C'est une décision qui ne coûte rien au devis et qui change tout dix ans plus tard.
Montants indicatifs en euros par mètre carré de façade, fourniture et pose comprises, TVA de six pour cent applicable aux logements de plus de dix ans.
| Crépi minéral sur support sainle m², échafaudage compris | 44 à 72 € |
|---|---|
| Crépi siloxane, façade exposéele m², échafaudage compris | 56 à 88 € |
| Crépi à la chaux sur bâti ancienle m², échafaudage compris | 62 à 98 € |
| Reprise partielle d'un crépi existantle m² | 34 à 58 € |
| Piquage de l'ancien crépile m², évacuation comprise | 14 à 26 € |
|---|---|
| Traitement des mousses et lavagele m² | 7 à 15 € |
| Profilés d'angle et gouttes d'eaule mètre courant | 12 à 24 € |
| Échafaudage seul, façade courantele m² | 9 à 16 € |
Fourchettes de prix constatées en Wallonie et à Bruxelles. La hauteur, le nombre de baies et l'état de l'ancien crépi font varier ces montants. Le devis remis après visite chiffre chaque poste séparément.
C'est la remarque qui revient le plus souvent chez les propriétaires de Steenkerque : entre janvier et mars, il faut attendre le milieu de la journée pour qu'une façade cesse de luire. La Senne et la Brainette se rejoignent en contrebas du village et l'humidité de ces prairies stagne longtemps entre les haies. Un mur enduit qui reste mouillé douze heures par jour pendant tout un trimestre ne se comporte pas comme un mur de plein plateau qui sèche à onze heures. C'est de là qu'il faut partir pour choisir un crépi ici, pas du nuancier.
Steenkerque, 7090, dépend de Braine-le-Comte, dans l'arrondissement de Soignies et la province de Hainaut. Le village a été une commune à part entière jusqu'en 1977 et son nom est attesté dès 1092 sous la forme Stenkirke. Onze cent soixante-dix-huit hectares pour une petite quarantaine d'habitants au kilomètre carré : autant dire des champs, des fermes isolées et des hameaux égrenés le long des routes, avec le noyau ancien groupé en hauteur autour de l'église Saint-Martin. Ces situations n'appellent pas la même finition, et c'est bien là que se joue la suite.
Autant l'annoncer avant même de sortir le mètre. Si le bas de vos murs se marque d'une bande foncée qui remonte toujours à la même hauteur, si le salpêtre reparaît sur les plinthes après chaque hiver, si l'enduit existant s'effrite sous le doigt à hauteur de genou, le problème vient du sol et pas de la façade. Une couche neuve, aussi soignée soit-elle, ne coupera pas une remontée capillaire. Elle la masquera quelques mois, le temps que l'humidité pousse derrière et fasse cloquer le travail.
Dans les fermes du plateau et les maisons du vieux village, les fondations n'ont jamais reçu de coupure étanche : la maçonnerie boit ce que le terrain lui donne et la brique conduit l'eau vers le haut. La bonne séquence passe par une barrière injectée dans le mur, un temps de séchage qui se compte en semaines et non en jours, puis un soubassement conçu pour rester ouvert à l'évaporation. L'enduit vient après, jamais avant. Mieux vaut renoncer à un chantier que poser une finition condamnée d'avance.
La visite tient en quelques gestes très simples et ils décident de tout. Le manche du couteau frappe le vieil enduit : un son mat signale une couche encore accrochée, un son creux signale une cloque qu'il faudra dégager jusqu'au support sain. La pointe cherche ensuite la profondeur des fissures et leur direction, parce qu'une fine craquelure de retrait et une fissure structurelle qui traverse le mur ne se traitent pas de la même façon. Enfin, l'humidimètre passe sur le pied de façade et sur les allèges.
Le type de maçonnerie est également relevé, et il varie beaucoup d'un bout du territoire à l'autre. Un long corps de ferme en brique du dix-neuvième siècle, un mur mixte où la pierre du soubassement porte de la brique, une extension en blocs béton collée contre un ancien pignon : trois supports, trois taux d'absorption, trois primaires différents. Poser le même produit partout, c'est se garantir des différences de teinte visibles dès le premier été.
Une façade se salit à la vitesse que lui impose son grain, et c'est particulièrement net dans un fond de vallée humide où les spores circulent en permanence. Chaque creux de la finition est un abri : il garde un fond d'eau après la pluie, il retient la poussière des champs et le pollen des peupliers, et il offre exactement ce dont une algue a besoin pour s'installer. Voici comment se classent les quatre finitions les plus couramment posées.
Rien n'oblige à traiter une maison entière avec la même texture. Sur les longues bâtisses du village, un panachage est souvent envisagé : un grain fermé sur la face qui regarde la vallée, un grain plus généreux côté cour, là où le mur reçoit le soleil de l'après-midi et sèche vite. La façade garde du caractère et l'entretien reste tenable.
La vallée de la Senne dessine un paysage bocager, avec ses bandes de bois humide, ses peupliers, ses aulnes et ses alignements de saules têtards. Charmant à regarder, moins confortable pour un mur : cette végétation entretient une atmosphère chargée et relâche en permanence des spores qui trouvent, sur un enduit rugueux orienté au nord ou au nord-ouest, un terrain idéal. Sur ces pans, le soleil d'hiver ne passe jamais et celui d'été ne fait qu'effleurer la surface en fin de journée.
Ce sont donc eux qui sont examinés en premier lors de la visite. Un pignon qui a verdi jusqu'à mi-hauteur en cinq ans raconte tout : orientation défavorable, grain trop ouvert, ombre portée d'un rideau d'arbres, parfois une gouttière qui déborde depuis des années sans que personne l'ait remarqué. Avant de reprendre l'enduit, il faut avoir réglé la gouttière, dégagé le pied de mur des végétaux qui le maintiennent humide.
Une façade verte se nettoie mal à la brosse. Ce qu'on enlève n'est que la partie visible : les filaments, eux, sont ancrés dans l'épaisseur de l'ancien enduit et repartiront à la première saison douce. Un produit curatif est appliqué, puis plusieurs jours sont laissés au traitement pour descendre et agir dans la masse. Cette attente n'est pas du temps perdu, c'est la seule chose qui empêche les taches de traverser la couche neuve un ou deux ans plus tard.
Le lavage se fait ensuite à pression maîtrisée. Un jet trop violent creuse le vieux crépi, ouvre des chemins d'eau vers le support et abîme les joints, ce qui produit exactement l'inverse du résultat recherché.
Le sous-enduit se tire puis se dresse à la règle en croisant les passes, jusqu'à obtenir un fond réellement plan. Sur les vieux murs du noyau villageois, qui ont bougé pendant deux siècles, cette étape est la plus longue du chantier et elle conditionne tout : une finition posée sur un fond ondulé souligne les creux au lieu de les effacer, surtout quand le soleil rasant de fin d'après-midi longe la façade. L'épaisseur régulière assure aussi un séchage régulier, donc une teinte égale d'une extrémité à l'autre du pan.
Vient ensuite l'armature. Les angles de baies concentrent les tensions : la maçonnerie y est interrompue, et c'est de là que partent les fissures en diagonale qu'on voit sur tant de façades reprises trop vite. Des bandes de treillis en fibre de verre orientées à quarante-cinq degrés y sont noyées, complétées par une trame sur toute la surface dès que le support mélange plusieurs matériaux, ce qui arrive presque systématiquement quand une annexe récente s'appuie contre un mur ancien.
Sur les façades reprises il y a une dizaine d'années, les coulées noires racontent toujours la même histoire : elles descendent en éventail depuis les tablettes de fenêtre. L'explication est mécanique. La pluie s'accumule sur l'appui, elle est chassée vers le bord, et si aucune rupture ne l'oblige à tomber dans le vide, elle épouse le dessous de la pierre puis file le long de l'enduit en emportant les salissures. Des profilés à larmier sont posés avant enduisage et chaque tablette est vérifiée pour qu'elle dépasse suffisamment du nu fini.
Le raisonnement vaut aussi en pied de mur, où l'enduit doit s'arrêter net au-dessus du soubassement plutôt que de plonger dans la terre d'un massif.
Les longs corps de logis de Steenkerque, avec leurs quinze ou vingt mètres de façade, imposent une organisation particulière. Un enduit minéral ne rend pas le même aspect selon le délai écoulé entre la projection et le travail de surface : si l'équipe interrompt un mur pour reprendre le lendemain, la jonction apparaît en teinte et en texture. Les effectifs et les quantités sont calibrés pour terminer chaque pan sans coupure, quitte à démarrer tôt et à décaler un mur quand le ciel se referme en fin de journée.
Toucher à la teinte ou à la texture d'une façade visible depuis la voirie passe par l'urbanisme communal. Le dossier se dépose auprès de l'administration de Braine-le-Comte, qui applique le cadre régional wallon. Dans le noyau ancien, dont la structure médiévale reste très lisible autour de l'église, les services sont attentifs aux teintes et aux matériaux, et une couleur franchement différente de l'existant se discute en amont. Les descriptions techniques du dossier sont préparées et vous êtes informé rapidement si votre projet reste dans le cadre d'un simple rafraîchissement.
Le devis part toujours d'une visite sur place. Il détaille la préparation du support, le traitement des mousses et son temps d'action, le primaire adapté à chaque type de maçonnerie rencontré, le sous-enduit et son armature, la finition choisie avec son grain et sa teinte, les profilés d'angle et de larmier, puis l'installation des accès. Pour lancer la démarche, remplissez le formulaire en ligne en précisant l'adresse à Steenkerque, l'orientation des murs concernés et ce que vous observez sur eux : verdissement, cloques, fissures, effritement en pied. Un rendez-vous sur place est ensuite convenu.
Ces localités sont couvertes au même titre que Steenkerque.
La province est couverte en entier, chaque localité a sa fiche.
Les communes de Wallonie et de Bruxelles où nous intervenons le plus.
Le bâti annonce le support : briques pleines et mortier de chaux avant 1930, blocs de béton et ciment ensuite, façades déjà crépies à reprendre dans les lotissements des années septante.
Indiquez le code postal et vos coordonnées : un façadier de la région vient voir la façade face par face, puis vous recevez un devis écrit, poste par poste.