Grattée
Le grain le plus courant : ouvert, régulier, il sèche vite après une averse. C'est la finition la plus sûre sur une façade exposée.
27 communes et 120 localités couvertes en province de Brabant wallon.
Chaque face regardée séparément, ancien crépi frappé au marteau, humidité et salpêtre repérés, orientation notée.
Piquage des zones creuses, lavage, traitement des mousses, profilés d'angle et gouttes d'eau posés avant toute projection.
Couche de base dressée à la règle, armée d'un treillis aux angles de baies, laissée durcir le temps qu'il faut.
Projetée puis travaillée au grain voulu, d'un seul tenant par pan, pour qu'aucune reprise ne se voie en lumière rasante.
Oui s'il est solide et adhérent. Il se frappe au marteau sur toute la surface : ce qui sonne creux est piqué, le reste reçoit un primaire d'accrochage.
Les teintes claires et moyennes. Un ton très foncé chauffe fortement au soleil, se dilate davantage et marque plus vite les micro-fissures.
Toujours, et pas seulement les laver. Un traitement fongicide laissé agir empêche la reprise ; un simple nettoyage haute pression les fait revenir en deux saisons.
Non, et c'est l'erreur la plus fréquente. Une remontée capillaire se traite à sa source ; recouverte d'un crépi fermé, elle ressort plus haut et fait éclater la finition.
Une à trois semaines pour une maison courante, échafaudage compris, avec les temps de durcissement entre le sous-enduit et la finition.
Elles se posent avec le même matériau et coûtent presque le même prix. Ce qui les sépare, c'est la quantité d'eau et de poussière que leur relief retient.
Le grain le plus courant : ouvert, régulier, il sèche vite après une averse. C'est la finition la plus sûre sur une façade exposée.
La plus fermée et la plus lisse. Elle se salit le moins, mais elle ne pardonne aucun défaut de planéité du support.
Projetée puis aplatie à la truelle : un relief irrégulier, vivant, qui masque bien les reprises de maçonnerie.
Le relief le plus marqué, et le plus salissant au nord. Elle est déconseillée sur les faces qui ne voient jamais le soleil.
27 communes et 120 localités desservies. Un échafaudage reste monté plusieurs semaines, ce qui permet de grouper les chantiers d'un même secteur.
Deux façades crépies le même jour, avec le même produit et la même teinte, peuvent avoir dix ans d'écart d'aspect au bout de cinq ans. La différence ne vient ni du produit ni de la teinte : elle vient du relief de la finition et de l'orientation du mur.
Un crépi rustique a des creux profonds. Ces creux retiennent l'eau de pluie, la poussière et les spores. Sur une face sud, le soleil sèche tout en une heure et rien ne s'installe. Sur une face nord, à l'ombre d'une haie, la même surface reste humide plusieurs jours et les algues s'y fixent en deux hivers.
Le grain se choisit donc face par face. Une grattée fine ou une talochée sur les orientations nord et nord-ouest, où le vent de pluie frappe et où le soleil ne vient pas. Un relief plus marqué là où il sèche vite. C'est une décision qui ne coûte rien au devis et qui change tout dix ans plus tard.
Montants indicatifs en euros par mètre carré de façade, fourniture et pose comprises, TVA de six pour cent applicable aux logements de plus de dix ans.
| Crépi minéral sur support sainle m², échafaudage compris | 44 à 72 € |
|---|---|
| Crépi siloxane, façade exposéele m², échafaudage compris | 56 à 88 € |
| Crépi à la chaux sur bâti ancienle m², échafaudage compris | 62 à 98 € |
| Reprise partielle d'un crépi existantle m² | 34 à 58 € |
| Piquage de l'ancien crépile m², évacuation comprise | 14 à 26 € |
|---|---|
| Traitement des mousses et lavagele m² | 7 à 15 € |
| Profilés d'angle et gouttes d'eaule mètre courant | 12 à 24 € |
| Échafaudage seul, façade courantele m² | 9 à 16 € |
Fourchettes de prix constatées en Wallonie et à Bruxelles. La hauteur, le nombre de baies et l'état de l'ancien crépi font varier ces montants. Le devis remis après visite chiffre chaque poste séparément.
Le Brabant wallon compte un peu plus de 400 000 habitants sur environ 1 095 km², ce qui en fait la plus petite province de Wallonie par la surface mais l'une des plus densément peuplées. Cette densité n'est pourtant pas uniforme : au nord, autour de Waterloo, Rixensart ou Braine-l'Alleud, le bâti se resserre à mesure qu'on se rapproche de Bruxelles, tandis qu'au sud, vers Jodoigne, Perwez ou Genappe, les villages gardent un caractère plus rural, entourés de champs qui occupent le plateau brabançon. Entre les deux, Wavre et Nivelles jouent le rôle de villes relais, l'une chef-lieu de la province, l'autre chef-lieu de l'arrondissement de Nivelles qui couvre l'ensemble du territoire. Cette diversité de paysages et d'époques de construction change beaucoup pour un crépi de façade : ce qui protège un mur récent à Ottignies-Louvain-la-Neuve n'est pas ce qui convient à une ferme ancienne près de Jodoigne, et le grain retenu pour la finition pèse directement sur la vitesse à laquelle chaque façade se salit.
La proximité de Bruxelles a transformé le nord de la province en extension résidentielle de la capitale, avec des communes comme Waterloo, Braine-l'Alleud ou Rixensart où les lotissements se sont multipliés entre les années 1970 et 2000. Beaucoup de ces maisons portent encore leur crépi d'origine ou une première rénovation déjà ancienne, avec des enduits qui, quarante ou cinquante ans après leur pose, montrent des signes de fatigue qu'on attribue trop souvent à la seule couleur alors que le grain de la finition en est la vraie cause. Plus au sud, vers Jodoigne, Perwez ou Genappe, le bâti est plus ancien, souvent construit en moellons ou en brique locale, et les distances entre habitations sont plus grandes : moins de constructions voisines pour casser le vent, davantage de façades isolées qui prennent la pluie de plein fouet.
Dans l'est de la province, du côté de Jodoigne, la pierre de Gobertange, un grès local extrait pendant des siècles, a servi à bâtir églises et fermes bien avant l'arrivée du béton et de l'enduit moderne. On la retrouve encore en soubassement ou en encadrement de baies sur plusieurs fermes en carré, ce type d'exploitation agricole organisée autour d'une cour fermée qu'on croise du Brabant wallon à la Hesbaye voisine. Ces bâtiments anciens posent un défi particulier pour le crépi : le support n'est jamais parfaitement plan, la pierre et la brique cohabitent souvent sur un même mur, et le sous-enduit doit rattraper des irrégularités qu'un bâti récent ne connaît pas. Sur ce genre de façade, le choix du grain se fait autant pour l'aspect que pour la capacité de l'enduit à masquer sans figer un support hétérogène.
Que la façade se trouve dans un lotissement récent de Genappe ou sur une ferme ancienne près de Jodoigne, les quatre grandes familles de finition se comportent de la même manière face à l'eau. La grattée, fine et régulière, laisse la pluie ruisseler sans trop s'accrocher. La talochée, plus fermée, marque moins les coulures mais retient un film d'humidité si elle a été trop lissée. L'écrasée aplatit le relief et forme de petites cuvettes où se dépose la poussière. Le crépi rustique, le plus texturé, offre le plus de relief et donc le plus de recoins où l'eau stagne après une averse.
| Finition | Relief | Comportement à l'eau | Contexte adapté |
|---|---|---|---|
| Grattée | Fin, régulier | Séchage rapide | Lotissements périurbains du nord |
| Talochée | Lisse, fermé | Peu de coulures | Façades bien exposées |
| Écrasée | Aplati, irrégulier | Retient la poussière | Façades abritées du vent |
| Rustique | Marqué, profond | Retient l'eau plus longtemps | Bâti ancien du sud rural |
Le Brabant wallon repose largement sur un plateau limoneux qui draine bien les terres agricoles, mais les vallées qui l'entaillent, celle de la Dyle autour de Wavre ou celle de la Thyle plus au sud, créent des poches plus humides où le brouillard matinal s'installe facilement. Dans ces creux de relief, un enduit trop texturé garde l'eau plus longtemps qu'ailleurs, ce qui favorise l'apparition d'algues et de lichens sur les façades les moins exposées au soleil. Une maison en fond de vallée n'a pas les mêmes besoins qu'une maison posée sur le plateau, exposée à un vent qui sèche vite ce que la pluie a mouillé.
Qu'elle se trouve à Nivelles, à Ottignies-Louvain-la-Neuve ou dans un hameau proche de Perwez, une façade orientée au nord ou au nord-ouest ne reçoit quasiment jamais de rayonnement direct en hiver. L'eau qui la frappe met beaucoup plus longtemps à s'évaporer que sur un mur sud, et c'est sur ces pans-là que le choix du grain compte le plus : une finition fine associée à un traitement fongicide bien mené protège mieux qu'un relief marqué qui retiendrait l'humidité en continu. Un propriétaire qui traite sa façade nord comme sa façade sud, où qu'il se trouve dans la province, prend un risque qu'il ne verra qu'au bout de quelques hivers.
Avant toute pose de crépi, la façade reçoit un traitement contre les mousses, lichens et micro-algues déjà installés. Ce traitement doit agir le temps qu'il faut, pas le temps que le planning du chantier voudrait lui laisser. Passer une nouvelle couche sur un mur encore porteur de spores actives revient à emprisonner le problème sous la finition, où il ressort tôt ou tard sous forme de taches diffuses, aussi bien sur une maison récente de la périphérie bruxelloise que sur une ferme ancienne du sud de la province.
La qualité d'un crépi se joue largement avant la couche visible. Le sous-enduit doit être dressé à la règle pour rattraper les irrégularités du support, un point particulièrement sensible sur le bâti ancien en pierre et en brique qu'on trouve dans les villages du sud de la province. Aux quatre coins d'une baie, la maçonnerie travaille davantage sous l'effet des écarts de température, et c'est là qu'une armature en fibre de verre vient se noyer dans le sous-enduit pour prévenir les fissures. Autre détail trop souvent oublié sur le bâti ancien : le profilé de goutte d'eau sous les appuis de fenêtre, sans lequel la pluie qui ruisselle sur la pierre redessine, saison après saison, une traînée sombre sur la façade. Ce sont des détails qui ne se voient presque plus une fois le chantier fini, mais dont l'absence coûte, en salissures qui reviennent malgré chaque nettoyage, bien plus cher que leur pose.
Un enduit de façade se travaille par pan complet, du début à la fin, sans interruption qui laisserait un raccord visible. Que le chantier se trouve dans un lotissement de Genappe ou sur une maison isolée près de Jodoigne, la météo change vite en Brabant wallon comme ailleurs en Belgique, et bien lire le temps avant de commencer un mur compte autant que la qualité de l'enduit lui-même. Une reprise, même soignée, se voit presque toujours à la lumière rasante du matin ou du soir, sous la forme d'une ligne où la texture change légèrement.
Sur le bas d'un mur ancien, que ce soit dans une ferme en carré près de Jodoigne ou dans une maison mitoyenne de Nivelles, une bande sombre qui revient toujours au même endroit, même après un ravalement complet, n'a rien à voir avec la qualité de l'enduit posé. C'est le signe d'une remontée capillaire, une humidité qui vient du sol et alimente la maçonnerie par capillarité, un phénomène qu'aucun crépi, quel que soit son grain ou son épaisseur, ne peut traiter. Poser un enduit neuf par-dessus ne fait que déplacer le problème plus haut ou plus loin sur le mur. Le bon réflexe consiste à faire diagnostiquer la cause avant d'envisager la finition.
Les règles d'urbanisme varient d'une commune à l'autre dans la province : il vaut la peine de vérifier auprès de sa commune, qu'il s'agisse de Wavre, Nivelles, Jodoigne, Braine-l'Alleud, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Genappe ou Perwez, si un changement de teinte ou d'aspect de façade nécessite un permis d'urbanisme. Des primes régionales wallonnes existent par ailleurs pour soutenir certains travaux de rénovation, et se renseigner avant de démarrer un chantier évite bien des désagréments. Un formulaire de demande de devis en ligne permet de décrire sa façade, son orientation et son état actuel, où que l'on se trouve entre le plateau brabançon et la lisière bruxelloise.
Chaque localité a sa fiche, avec ses repères.
Indiquez le code postal et vos coordonnées : un façadier de la région vient voir la façade face par face, puis vous recevez un devis écrit, poste par poste.